lundi 26 janvier 2009

L'amitié

Et un jeune dit, Parle-nous de l'Amitié. Et il répondit, disant :

Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse.
Il est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance. Il est votre table et votre foyer. Car vous venez à lui avec votre faim, et vous cherchez en lui la paix.
Lorsque votre ami parle de ses pensées vous ne craignez pas le "non" de votre esprit, ni ne refusez le "oui". Et quand il est silencieux votre cœur ne cesse d'écouter son cœur ; Car en amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés sans mots, dans une joie muette.
Quand vous vous séparez de votre ami, ne vous désolez pas ; Car ce que vous aimez en lui peut être plus clair en son absence, comme la montagne pour le randonneur est plus visible vue de la plaine.
Et qu'il n'y ait d'autre intention dans l'amitié que l'approfondissement de l'esprit. Car l'amour qui cherche autre chose que la révélation de son propre mystère n'est pas l'amour, mais un filet jeté au loin : et ce que vous prenez est vain.
Et donnez à votre ami le meilleur de vous-même.
Et s'il doit connaître le reflux de votre marée, laissez le connaître aussi son flux. Car qu'est-ce que votre ami si vous venez le voir avec pour tout présent des heures à tuer ? Venez toujours le voir avec des heures à faire vivre. Car il est là pour remplir vos besoins, et non votre néant.
Et dans la tendresse de l'amitié qu'il y ait le rire et le partage des plaisirs. Car dans la rosée de menues choses le cœur trouve son matin et sa fraîcheur.
Le Prophète - Khalil Gibran

5 commentaires:

Simo a dit…

salut siham
bravo tu continu a m'étoner.

Siham a dit…

Salut Simo et merci pour tes encouragements :)
Bonne journée

la vie a dit…

bonne continuation

Siham a dit…

Merci d'être passée et d'avoir apprécié, Melle la Vie :-)

dialogue a dit…

FIDELE AMITIE
A : Tous mes amis ...
A : Dr OUABBOU Hamid
Dr TANJAWI J. Farid

... Je reste fidèle ...
A mes anciennes amitiés
Et malgré l'écoulement du temps
Des eaux diluviennes des fleuves
Le départ inaperçu des uns
La perte de repère des autres
J'enjambe toujours la même passerelle
Et mon voyage quotidien reste inassouvi
Une branche rescapée d'un arbre
Ou une racine nouée dans une mare

J'attends et il paraît que j'oublie
Combien sont-ils ? Je ne sais plus ... !
Autant d'étoiles par une nuit d'été
Autant d'oiseaux en migration
Autant de parfums en liberté
Autant de gouttes de rosée sur les champs

Et je soupire le plus souvent...
De rencontrer un souvenir isolé
Quelque part sur une ligne de départ
Quelque part sur une ligne d'arrivée
D'une gare routière fréquentée
D'une gare ferroviaire ...
La gare de l'Est... gare du Nord
Strasbourg, Paris, Saint Quentin...
Rabat, Madrid... Berne...
D'un Aéroport ...
Paris... Orly
Marrakech-Ménara... Casa...
Sur le quai d'embarcation
Car-ferry surchargé de passagers
Tanger-Sète... Tanger - Gibraltar
D'une chaloupe chargée d'un potentiel
Flot pour l'immigration ... clandestine

Je cherche ma boule de cristal
Délivre les photos de l'écrin
Les enveloppes diversifiées
Les timbres multiformes...
Et dans l'anonymat de ma chambre noire
Etale les acteurs et les figurants
Relis les anciennes dédicaces
Et la mer mugit...
Et la houle m'emporte...
Vers la profondeur des méditations



J'égrène les heures, les espaces, les paysages ...
Démonte les vétustes décors
Du passé j'inaugure d'autres édifices
Crée d'autres personnages
Dans le défilé de mes yeux en investigation

Amis, où êtes-vous à présent ?
Ma demeure attend vos retours
Mon coeur reste sur le seuil
J'écoute la brise qui revient
En me dictant la voix
Des pas feutrés de votre... mémoire

***

© Kacem loubay
Samedi 23 novembre 2002
Khénifra / Maroc
Loubay_k@yahoo.fr
Le poète de l'autre rive