mercredi 19 octobre 2016

Besoin de changement

Il y a des jours comme ça où vous ne savez plus si c’est la fatigue ou la lassitude qui vous plombe.

Chaque geste, chaque parole semble coûter un effort particulier. Tant bien que mal, vous essayez de tenir le cap, vous essayez de faire diversion, de rester fort. Vous vous leurrez des jours durant jusqu’au moment où votre corps n’en peut plus d’être ignoré. 

Une simple attention amicale et vous fondez en larmes, une petite contrariété et vous vous sentez terrassé, un coup de froid et vous vous retrouvez alité. Les réveils sont pénibles, les muscles sont douloureux, le sourire coûteux. C’est ainsi que se manifeste le corps quand le cérébral s’active de trop, quand les incompréhensions ne sont pas immédiatement dissipées, quand l’on ravale une colère, quand l’on s’installe dans le déni de ce qui est… 

L’on s’enfonce alors dans une sorte de torpeur, de léthargie. L’on se complait dans cette paralysie mentale qui nous dispense de toute réflexion, de toute action. Notre présence aux autres reste parfois intacte, mais notre indisponibilité vis-à-vis de nous-mêmes reste certaine. 


Une envie d’amnésie, une envie de partir... un besoin de changement.


Siham Mosaddak

Le jardin de roses


Réappropriez-vous vos vies


Réappropriez-vous vos vies
Sortez les griffes s'il le faut 
Mais ce qui est à vous est à vous
Tant que vous ne vous affirmez pas
Tant que vous ne combattez pas
Tant que vous ne posez aucune limite
Tant que vous vivez pour les autres
Vous vivrez par procuration
Osez le premier coup de patte
La liberté est à votre portée
Vous la méritez.


Siham Mosaddak

Recevoir


Avant de me reprocher ce que je n'ai pas fait pour toi, demande-toi si tu as fait ce qu'il fallait pour moi.

Pour quelle raison es-tu en colère ?

Si tu es assez honnête avec toi-même tu réaliseras que tu as tout simplement pris goût à recevoir sans fournir le moindre effort.

Tu comprendras que dans toute relation pérenne un équilibre est nécessaire. 

Tu comprendras que je n'ai pas changé, mais que je suis épuisé(e), blessé(e).

Tu comprendras que recevoir est une bien lourde responsabilité.

Siham Mosaddak

quand une perte se transforme en gain



Souvent dans la vie l’on dramatise sur les évènements que l’on souhaitait vivement et qui ne se réalisent pas, sur les déconvenues, les contretemps… Beaucoup de larmes sont versées, beaucoup de tristesse et de colère nous envahit, nous nous sentons maudits, imprégnés de malchance... Avec le temps nous surmontons chacune de nos déceptions car l'expérience finit par nous montrer que la concrétisation de notre souhait n’était par forcément salutaire à ce moment précis, ou ne servait aucunement nos intérêts. Cela ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir confus de vous être mis en colère ou d’avoir pleuré comme une madeleine et vous rendre compte que cela n’en méritait finalement pas tant ? Personnellement, avec le temps, j’ai choisis de me focaliser sur la leçon à retenir, sur ce que m’apporte une situation jugée négative, sur ce qu’elle m’évite aussi. Fataliste me direz-vous ? Vous avez sans doute raison car je respecte toute autre perception. Mais en me détournant de la notion de « perte » je me concentre sur la notion de « gain », ainsi le ressenti est totalement inversé, la transition se fait plus facilement, et j’ouvre le champ à de nouvelles opportunités.

Au-delà des obstacles






Quand tu réussis à surmonter de graves problèmes relationnels, ne t’arrête pas au souvenir des moments pénibles, mais à la joie d’avoir traversé cette épreuve. Quand tu sors d’un long traitement pour recouvrer la santé, ne pense pas à la souffrance que tu as dû affronter, mais à la bénédiction de Dieu qui a permis la guérison.

Emporte dans ta mémoire, pour le reste de ton existence, les choses positives qui ont surgi au milieu des difficultés. Elles seront une preuve de tes capacités et te redonneront confiance devant tous les obstacles.

Chico Xavier

Tu es rare et précieuse





Détache-toi du regard d'autrui… Avance et oublie… Tu es rare et précieuse… Ne laisse personne insinuer le doute… Oui, tu es une femme de valeur… Courageuse et solaire, déploie tes ailes… Toi seule connais le chemin… Toi seule sais… C'est ton combat… Ne tache pas tes pensées par des esprits chagrins… Reste claire… Les gens qui t'aiment comprennent… Éloigne le reste… Tu es juste quelqu'un de bien… Respire… Écris… Sois couleurs sous la plume… Tu as encore une infinité devant toi… C'est le tri de la vie… Nécessaire… Des liens se créent… Ils sont ta future richesse… Rien ne se perd, tout se transforme… Le sens est là… Une vie dépouillée, mais l'Amour au centre… 

Sandra Dulier

Les plus belles personnes


Les plus belles personnes que nous avons rencontrées sont celles qui ont connu la défaite, connu la souffrance, connu les difficultés, connu la perte et ont trouvé leur chemin à travers les abîmes. Ces personnes ont une appréciation, une sensibilité et une compréhension de la vie qui les emplit de compassion, de douceur et d’un grand sens de l’amour. Les belles personnes ne le sont pas seulement par hasard. 

Elisabeth Kubler-Ross
Photo de "moroccan beauty" sur pinterest

Le système c'est nous


On s’étonne des grands maux de notre société, on s’indigne, on se révolte et l’on oublie souvent que notre cercle familial, amical, ou relationnel n’en n’est que l’échantillon réduit mais ô combien représentatif. 

Agrandissons l’image, allons dans le détail, levons le voile de nos affinités ou de nos divergences… Qu’y trouvons-nous ? 

Des conspirations, des jugements gratuits, des dénigrements, une course à l’estime de soi digne d’une campagne électorale, des coups bas, des mensonges, des ingérences…. 

Faisons un arrêt sur cette image ne serait-ce que cinq minutes… Soyons honnêtes et la prise de conscience s’installera. Commençons donc par nettoyer nos propres maux, nos erreurs de jugements, nos partis pris… Faisons notre part comme le petit colibri. Arrêtons de dénigrer un système car ce c’est système c’est nous. 

Siham Mosaddak

Un faisceau de lumière








Quelque soit le mal être qui nous remplit, il entrera toujours un faisceau de lumière d'une lézarde, d'une vitre même sale, d'une serrure, du bas d'une porte... ou encore une lumière d'amour humaine ou divine...il ne tient qu'à nous d’accueillir tous ces petits signes qui paraissent insignifiants, mais grâce auxquels nous pourrions retrouver notre quiétude, si nous décidions d'y porter toute notre attention.
Siham Mosaddak

Les riads


Les riads, ces belles demeures traditionnelles marocaines érigées de hauts mûrs autour d'une cour intérieure ouverte sur le ciel.... Leur particularité ? Les fenêtres et les balcons sont exclusivement ouverts sur le patio... un jardin andalous bercé par le chant d'une fontaine et le murmure de quelques feuillages d'arbres fruitiers.

Soyons à l'image de riad qui se ferme aux nuisances externes, fortifions-nous, recentrons-nous sur la fraîcheur intérieure. Et si notre âme n'y trouve quelque repos, levons les yeux vers le ciel, nous y trouverons certainement notre salut.

Siham Mosaddak

vendredi 8 avril 2016

E-book Au-delà des mots


        



J’ai  le  plaisir  de vous présenter  différents  textes que  j’ai écris au gré de mes  états  d’âme  de  2015  à  début  2016.  

La  plupart de  ces  textes  ont été  publiés  sur mon blog et sur ma page Facebook.    

Je vous offre  aujourd’hui cette  petite  compilation  en  souhaitant  que vous la  partagerez à votre tour pour mettre des mots sur les maux.    

Je  tiens  à  remercier  tous  mes  amis  qui  au  fil  de  mes  publications  ont  toujours eu le mot encourageant, l’appréciation stimulante.     

Toute ma gratitude.    
  
Siham Mosaddak

mercredi 30 septembre 2015

J'ai compris

J’ai compris dans ma détresse la plus profonde, que nul ne comprendra, nul ne compatira tout comme moi j’ai compris et compatis avec l’autre quand il était au fond du gouffre. La réciprocité ne se vérifie pas systématiquement c’est pourquoi je ne blâme personne, je ne crie pas à la traîtrise amicale, familiale ou tout simplement sociale.

J’ai compris que dans les pires tourments, dénuée de toute aide morale, j’ai le choix de puiser en moi le peu d’énergie et de ressources pour refaire surface, ou de me laisser sombrer.

J’ai compris que ma sensibilité pouvait devenir une fragilité dès lors que je ne la protégeais pas suffisamment. Elle devient la brèche idéale par laquelle s’infiltrent les nuisances humaines.

J’ai compris que m’insurger est salutaire, que donner libre expression à mes colères les plus profondes était non seulement délivrance, mais aussi le meilleur moyen de redéfinir des limites profanées.

J’ai compris que résister n’était pas signe de force mentale ni de caractère, ni même une attitude saine. Personne ne m’a demandé d’encaisser les coups pour protéger les autres.

J’ai compris que l’ingratitude est toute relative : je trouve ingrat de ne pas recevoir 1% de ce qu’ai pu donner, les autres trouvent ingrate la légitimité de ce 1% de retour.

J’ai compris que j’étais l’auteur de mon propre déséquilibre : il faut m’aimer moi-même autant, si ce n’est plus, que je n’aime les autres.

J’ai compris que contourner les problèmes ou les fuir ne les apaisaient pas, que tôt ou tard il me faudrait les affronter, les solutionner.

J’ai compris que la solitude, forcée ou choisie, était finalement ma seule et unique conseillère. Elle me tient à l’écart de l’influence de certains conseils non avisés pour me recentrer sur l’essentiel, elle me propose de puiser en moi toutes les ressources qui ne demandent qu’à me servir.

J’ai compris que vivre est une éternelle école, certains enseignements se font dans la douleur, mais n’est-ce pas ceux que l’on retient le mieux ?

Siham Mosaddak

Le renouveau



Se délester de l'inutile et du superflu,
Se faire léger et sobre,
Le temps d'une pause,
Le temps d'une trêve,
Le temps d'une réflexion,
Le temps d'un renouveau
 

Siham Mosaddak

Croire en soi



Si moi, je ne crois pas en moi, qui le fera ? Si moi, je ne suis pas à cent pour cent pour moi, qui le sera ? Faut donner l'idée aux gens qu'on est formidable sinon ils ne le savent pas...

Katherine Pancol