vendredi 8 avril 2016

E-book Au-delà des mots


        



J’ai  le  plaisir  de vous présenter  différents  textes que  j’ai écris au gré de mes  états  d’âme  de  2015  à  début  2016.  

La  plupart de  ces  textes  ont été  publiés  sur mon blog et sur ma page Facebook.    

Je vous offre  aujourd’hui cette  petite  compilation  en  souhaitant  que vous la  partagerez à votre tour pour mettre des mots sur les maux.    

Je  tiens  à  remercier  tous  mes  amis  qui  au  fil  de  mes  publications  ont  toujours eu le mot encourageant, l’appréciation stimulante.     

Toute ma gratitude.    
  
Siham Mosaddak

mercredi 30 septembre 2015

J'ai compris

J’ai compris dans ma détresse la plus profonde, que nul ne comprendra, nul ne compatira tout comme moi j’ai compris et compatis avec l’autre quand il était au fond du gouffre. La réciprocité ne se vérifie pas systématiquement c’est pourquoi je ne blâme personne, je ne crie pas à la traîtrise amicale, familiale ou tout simplement sociale.

J’ai compris que dans les pires tourments, dénuée de toute aide morale, j’ai le choix de puiser en moi le peu d’énergie et de ressources pour refaire surface, ou de me laisser sombrer.

J’ai compris que ma sensibilité pouvait devenir une fragilité dès lors que je ne la protégeais pas suffisamment. Elle devient la brèche idéale par laquelle s’infiltrent les nuisances humaines.

J’ai compris que m’insurger est salutaire, que donner libre expression à mes colères les plus profondes était non seulement délivrance, mais aussi le meilleur moyen de redéfinir des limites profanées.

J’ai compris que résister n’était pas signe de force mentale ni de caractère, ni même une attitude saine. Personne ne m’a demandé d’encaisser les coups pour protéger les autres.

J’ai compris que l’ingratitude est toute relative : je trouve ingrat de ne pas recevoir 1% de ce qu’ai pu donner, les autres trouvent ingrate la légitimité de ce 1% de retour.

J’ai compris que j’étais l’auteur de mon propre déséquilibre : il faut m’aimer moi-même autant, si ce n’est plus, que je n’aime les autres.

J’ai compris que contourner les problèmes ou les fuir ne les apaisaient pas, que tôt ou tard il me faudrait les affronter, les solutionner.

J’ai compris que la solitude, forcée ou choisie, était finalement ma seule et unique conseillère. Elle me tient à l’écart de l’influence de certains conseils non avisés pour me recentrer sur l’essentiel, elle me propose de puiser en moi toutes les ressources qui ne demandent qu’à me servir.

J’ai compris que vivre est une éternelle école, certains enseignements se font dans la douleur, mais n’est-ce pas ceux que l’on retient le mieux ?

Siham Mosaddak

Le renouveau



Se délester de l'inutile et du superflu,
Se faire léger et sobre,
Le temps d'une pause,
Le temps d'une trêve,
Le temps d'une réflexion,
Le temps d'un renouveau
 

Siham Mosaddak

Croire en soi



Si moi, je ne crois pas en moi, qui le fera ? Si moi, je ne suis pas à cent pour cent pour moi, qui le sera ? Faut donner l'idée aux gens qu'on est formidable sinon ils ne le savent pas...

Katherine Pancol

vendredi 11 septembre 2015

La porte close



Quand vous êtes mû de bonnes intentions et que l’on vous claque la porte au nez, ne le prenez pas mal. Car ce geste est celui de l’enclavement, celui d’une personne qui ne souhaite pas dépasser ses peurs, qui refuse d’avancer, qui se complait dans sa situation d’inconfort. Ce n’est pas elle qui réagit, mais son égo, ou sa mauvaise conscience peut-être… Alors, n’ayez rien à vous reprocher, vous avez fait le premier pas, le 2ème ne dépend pas de vous.
 

Le clochard


Aujourd’hui je voudrais juste partager avec vous ma petite anecdote. Dimanche matin, les rues sont désertes dans mon quartier, et nul n'ignore qu'à Casablanca, la sécurité y est défaillante comme dans toute mégalopole. Alors bien que ma course soit à 5 min de marche, je prends ma voiture pour m'y rendre. Ma course étant faite, de retour vers ma voiture j'aperçois un clochard venant vers moi. Je précipite le pas, je saute dans ma voiture et j'active le verrouillage automatique. Ouf sauvée de justesse, car il avait accéléré le pas en me voyant. Il s'arrête à mon niveau et me toise depuis ma vitre. Je ne savais quoi faire, l'ignorer, démarrer en trombe ou attendre. Vu son regard insistant, je lève les yeux vers lui. Je découvre un visage tout propre, des traits fins qui faisaient contraste avec son allure d'apparence crasseuse. Puis il me fait un grand sourire et ouvre le plus naturellement du monde le rétroviseur latéral qui était rabattu. Il me fait signe en guise de salut et s'en va en sifflotant. Je suis restée dans ma voiture quelques minutes incapable de démarrer, non tétanisée de peur, mais morte de honte ! Je venais de recevoir la plus belle leçon sur le jugement et les préjugés. Certes, il s'agit là d'un cas isolé, cela ne signifie pas de baisser sa vigilance et mettre en danger sa sécurité, mais en généralisant nous condamnons d'honnêtes personnes qui n'ont pas forcément choisi la situation dans laquelle elles se trouvent. Les plus pessimistes me diront qu'il a réagit ainsi sachant qu'il ne pouvait t'atteindre, mais dans mon optimisme, dans ma volonté de croire qu'il existe toujours de bonnes âmes, je répondrai qu'il aurait pu casser ce rétroviseur qu'il a si gentiment relevé.


A méditer.




Siham Mosaddak
Photo (C) Ibrahim Chalhoub

Quand je te demande de m'écouter

Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, tu n’as pas fait ce que je te demandais.

Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me dire pourquoi je ne devrais pas ressentir cela, tu bafoues mes sentiments.

Quand je te demande de m’écouter et que tu sens que tu dois faire quelque chose pour résoudre mon problème, tu m’as fait défaut, aussi étrange que cela puisse paraître.

Écoute ! Tout ce que je te demande, c’est que tu m’écoutes. Non que tu parles ou que tu fasses quelque chose ; je te demande uniquement de m’écouter.

Les conseils sont bon marché. Pour quatre euros, j’aurais dans le même journal le courrier du cœur et l’horoscope.

Je peux agir par moi-même, je ne suis pas impuissant, peut-être un peu découragé ou hésitant, mais non impotent.

Quand tu fais quelque chose pour moi, que je peux et ai besoin de faire moi-même, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation.

Mais quand tu acceptes comme un simple fait que je ressens ce que je ressens (peu importe la rationalité), je peux arrêter de te convaincre, et je peux essayer de commencer à comprendre ce qu’il y a derrière ces sentiments irrationnels.

Lorsque c’est clair, les réponses deviennent évidentes et je n’ai pas besoin de conseils.

Les sentiments irrationnels deviennent intelligibles quand nous comprenons ce qu’il y a derrière.

Peut-être est-ce pour cela que la prière marche, parfois, pour quelques personnes, car Dieu est muet. Il ou elle ne donne pas de conseils. Il ou elle n’essaie pas d’arranger les choses. Ils écoutent simplement et te laissent résoudre le problème toi-même.

Alors, s’il te plait, écoute et entends moi. Et si tu veux parler, attends juste un instant et je t’écouterai.

Stéphanie Buononato

Quand tout va mal


Quand tout va mal, quand vous vous sentez incompris(e), seul(e) et désemparé(e), vous croisez soudainement une personne surgissant de nulle part. 
Vous ne la connaissiez pas et vous ne la reverriez sûrement pas, et pourtant est elle venue vous livrer son poids. Elle vous raconte son malheur sans trop vous laisser le temps de réagir, ni de compatir et puis s’en va discrètement. Dans un premier temps vous ne comprenez pas, puis vous découvrez qu'il y a bien plus malheureux que vous, pour finalement réaliser qu’elle est venue vous livrer un message.
Elle est venue vous dire que la Providence veille sur vous.
 
 Siham Mosaddak

mardi 25 août 2015

Les temps ont changé

"Les temps ont changé" est notre affirmation favorite quand nous ne comprenons pas ou ne contrôlons plus une situation ou des personnes. Comme c’est déconcertant de découvrir que ceux qui étaient si proches il n’y a pas si longtemps encore, sont devenus de parfaits étrangers. Que s’est-il donc passé ? Ont-ils changé à ce point ? Avons-nous changé aussi ? Nous serions-nous trompés dans nos appréciations ? Aurions-nous sublimé ce qui était ordinaire ou tout juste cédé à des compromis parce que cela nous convenait ?
Fût un temps où chacun faisait un effort de compréhension, de présence, d’égard… unis par un sentiment fraternel, amical, amoureux ou tout simplement un objectif commun. Puis arrive un moment où l’attention se détourne naturellement car les priorités, les centres d’intérêts changent au fil du temps et des expériences.
Chacun évolue dans un environnement qui lui est propre, selon ses choix, selon ses préférences. Inutile donc de se sentir désavoué(e), abandonné(e), trahi(e). Inutile de subir les supplices de l’égo. Inutile de déclarer la guerre, la vengeance, la méchanceté ne font qu’accélérer les situations de non retour.
Il faut garder à l’esprit que dans toute situation nous sommes co-responsables des résultats. Si je me sens opprimé(e), c’est bien parce que je n’ai pas posé de réelles limites à mon oppresseur, si je me sens trahi(e) c’est peut-être que j’ai prêté des attentes démesurées.
Il n’y a pas de recette magique pour entretenir une relation, il n’y a pas de pronostique fiable capable de déterminer si celle-ci sera stable ou pas. Seules nos émotions nous guident sur le vif. Seuls le temps et l’observation développent nos facultés de discernement et forgent notre Expérience. Seule l’acceptation nous permet d’avancer. Seul le recul nous remet en question. Rien n’est constant, tout est interaction et perpétuelle mouvance… suivez votre intuition, écoutez vos valeurs et votre conscience et vous auriez fait ce qui dépend réellement de vous.
 
Siham Mosaddak

Pensée


Dans la vie, on ne peut pas tout aseptiser ni stériliser, il faut bien des microbes, des virus et des bactéries pour développer des anticorps pour pouvoir résister aux maladies... et bien il en va de même pour les relations humaines, il faut bien prendre quelques coups bas, se tromper, et faire de sacrées prises de conscience pour verrouiller nos vulnérabilités.
 
Siham Mosaddak

Que la force soit en vous


La valse



La vie avait continué après, la vie continue toujours. Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée.

Katherine Pancol

mercredi 12 août 2015

le détachement


 

Si vous réalisez que les choses et les êtres changent sans cesse, vous comprendrez qu’il n’y a rien à quoi s’attacher véritablement.
 
Lao Tseu

la vie


 





"La vie est faite de journées qui ne veulent rien dire et de moments qui veulent tout dire..."

Confidences


Nous avons souvent besoin de nous décharger de notre souffrance en la partageant avec une personne de confiance. Mais il ne faut pas oublier que cette personne doit aussi faire face à sa propre douleur et à ses besoins d’être nourrie par des sentiments de joie. Il faut veiller à ne pas l’épuiser en déversant notre souffrance sur elle. Si nous voulons pouvoir compter sur elle à l’avenir, nous devons faire en sorte de ne pas trop lui faire partager notre souffrance, afin qu’elle n’en arrive pas à ne plus pouvoir nous écouter.

Thich Nhat Hanh